La crédibilité du graphiste

Je ne vais pas ici vous parler du graphiste dans une agence de communication, souvent supervisé par un directeur artistique avec beaucoup plus d’expérience que lui, qui lui sera d’une aide précieuse, avec lequel il aura un réel échange. Non, je parle là du graphiste qui arrive dans une entreprise dont le but primaire n’est pas la communication visuelle mais une tout autre activité, qui souhaite réaliser sa communication en interne et non faire appel à une agence extérieure.
Dans ce genre d’entreprise, c’est lui LE professionnel…normalement.
Normalement, c’est lui qui est le plus qualifié à juger l’image de l’entreprise, son logo, ses graphismes, son identité… normalement. Seulement voilà, on a parfois trop tendance à le prendre pour un simple graphiste exécutant, à l’apprécier pour sa simple maîtrise de Photoshop. Il devient technicien alors qu’il rêvait d’être graphiste pour exprimer son talent et sa créativité…
Quand un graphiste dit qu’un Template ne colle pas à l’identité visuelle de l’entreprise qu’il a lui même créé, il a raison… quand les deux graphistes de la boîte l’affirment, ils ont raison ! Parce que c’est eux les professionnels et ils connaissent l’image de l’entreprise sur le bout des doigts… Mais non, on détruit toute la réflexion du graphiste avec un « j’aime pas » totalement irréfléchi. Juste parce que le mec qui a touché deux fois à Photoshop, qui n’a jamais fait de graphisme de sa vie, qui n’en connaît pas les codes, la culture et les tendances « n’aime pas » et fou en l’air 2 jours de boulot en un clic pour après se plaindre de votre lenteur…
Je finirais par une citation du film qui est devenu en 1h une référence dans ma petite tête de graphiste : 99F
« Bon écoutes moi bien espèce de pompe à merde. Quand tu vas chez le dentiste, tu lui dis pas comment faut faire, tu lui fais confiance. Et bien là c’est pareil, tu nous fais confiance ! »
(et en cadeau, l’illustration de Zeptonn)
