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28 novembre 2011

Le bonheur est en nous.

Aussi niaise que puisse paraître cette phrase, elle prend tout son sens après une brève réflexion. Le bonheur, c’est savoir apprécier les choses que l’on a et ne pas les faire passer après les choses qu’on aimerait avoir. Certains pensent que cela implique un état d’esprit, que l’on a ou non, comme si c’était inné. Je pense que le bonheur est un choix et donc un travail à faire sur soi même au quotidien (d’où l’existence de la psychologie positive).

Avec le temps, j’ai aussi compris que certaines personnes ne sont jamais heureuses. Elles ont une définition trop utopique du bonheur ou ne font rien pour l’être avec ce qu’elles ont, désirant inlassablement ce qu’elles n’ont pas. Leur malheur vient toujours d’une source extérieure : le manque d’argent, la dernière Mercedes qu’elles n’ont pas, ou même le voisin chiant, le gouvernement… le monde entier est responsable.

Ces personnes m’épuisent. Leur pessimisme, leur fatalisme et tous leurs discours me rongent. Bien souvent je m’implique, je tente de comprendre et me voilà propulsé dans le « malheur » d’une tierce personne. Peu à peu, j’en fais mon propre malheur et j’en souffre (même si je ne le montre pas toujours).

Aujourd’hui, j’en ai marre de travailler pour le bonheur de ces personnes alors que j’ai déjà bien assez à faire avec le mien. Certains me traiteront d’égoïste et je leur répondraient que si c’est le seul moyen de me protéger, alors j’assume totalement.

17 mars 2011

Délivrance

Je suis sortie de cette prison mentale il y a 4 jours et j’ai l’impression d’avoir rêvé ces 3 derniers mois épouvantables.
Avec un peu de recul, je me rends compte que le harcèlement moral au travail est une chose très vicieuse. On ne le reconnaît pas aux premiers abords. Au début on accepte, on n’y pense pas. On trouve ça limite normal. On lui trouve même des bienfaits : On fait cela pour vous pousser à vous dépasser, ça vous sera utile. On vous promet monts et merveilles et vous y croyez naïvement.

Il faut une bonne claque dans la gueule pour ouvrir les yeux sur la personne qu’on a en face de soi. Celui qui jusqu’à présent était votre patron est devenu votre bourreau, en quelques secondes. C’est à ce moment que vous faites l’addition de toutes ces petites choses qui vous semblaient anodines mais qui finalement vous bouffaient la vie.

Sur le coup, je me suis senti carrément conne d’avoir marché derrière cette carotte comme un âne. Même si c’est l’autre le fautif dans l’histoire, je m’en suis beaucoup voulu. La culpabilité a été grandissante après plusieurs semaines d’arrêts maladie pour dépression : « regarde toi imbécile, à cause de toi le compte en banque se rapproche de zéro, ton homme essuie tes larmes et c’est toute ta vie qui en souffre ». J’ai culpabilisé d’être la victime, d’aller jusqu’à gober des médocs pour dormir, fatiguée de garder ce masque qui disait « je vais bien » sur le visage.

Moi qui d’habitude ne se laisse pas marcher sur les pieds, on m’a marché sur tout le corps et je ne l’ai même pas senti.

Heureusement ces moments ont été rehaussés par des poussées de colères qui m’ont fait prendre les armes. Le harcèlement, c’est dur à prouver. Je suis donc partie à la recherche des moindres failles dans mon contrat, mes fiches de paie, les courriers. J’accumule les vices de procédures, les manquements graves, le retard de salaire… c’était bourré d’incohérences, bourré de conneries. Comment j’ai fait pour passer à côté de ça aussi ?

Aujourd’hui, la bataille est en cours. J’ai signé un CDD ailleurs et mon contrat sera rompu d’ici la fin de la semaine.  C’est une véritable délivrance. J’en ai fini avec cette société. Si je gagne aux prud’hommes ce ne sera que la cerise sur le gâteau… car j’ai déjà gagné finalement.

20 juin 2010

6 mois à Marseille

Cela fait déjà 6 mois que nous avons emménagé dans la deuxième plus grande ville de France. Le temps de se faire un petit avis sur la ville, ses habitants et certains « on dit ». C’est partie pour un petit article bourré de préjugés.

On dit que les Marseillais ne savent pas rouler.
VRAI. En fait si, ils savent rouler… mais pas en suivant le code de la route. Rouler en ville est une bataille, un « forcing » perpétuel pour circuler entre les différentes voies, le but est de passer le plus rapidement possible ! Une fois arrivé chez lui, le marseillais doit se garer et c’est une autre bataille qui commence ! On est obligé de s’adapter, de faire comme eux… et puis on se prend assez facilement à la course !

On dit que les Marseillais sont fermés.
FAUX. Les gens ici sont en majorité souriants (hors de leur voiture hein), ils parlent facilement et sont très abordables. Après il y a des lourds partout, mais je ne trouve pas que Marseille en possède plus que d’autres.

On dit que Marseille, ça craint.
VRAI et FAUX. Tous dépend de l’arrondissement, du quartier et même de la rue ! En fait, ça ne craint pas plus que dans d’autres grandes villes de France. On entend beaucoup de choses aux infos. On parle beaucoup de personnes plombées en plein jour, mais c’est généralement des règlements de comptes. Après c’est sur, comme dans toutes les villes il y a des gens agressés dans la rue, des vols etc. Je ne suis pas plus effrayée en me promenant seule le soir dans ma rue que dans une rue de Metz.

On dit que Marseille c’est cra-cra.
VRAI, 100% vrai ! Le Marseillais se soucie peu de son environnement. Certains jours (surtout par grand vent) les ordures jonchent le sol, les poubelles débordent régulièrement, on y retrouve un peu tout et n’importe quoi. C’est souvent désolant… une si belle ville sous les ordures. Toute une éducation à refaire !

On dit que Marseille, malgré tout, c’est beau et il fait bon d’y vivre !
VRAI
! On passe à côté de certains détails désagréables et on savoure… le paysage, les monuments, les animations, les plages, la mer ! Les promenades n’en finissent pas, les découvertes non plus. Je prends plaisir à accueillir la famille, découvrir avec elle la ville sous tous ses angles. On prend la voiture, on part à l’aventure !

25 février 2010

Internet et ses petits tracas

Je vais sur Internet depuis mes 14 ans environ, j’ai assisté au boum des chats Caramail, MSN, les forums et maintenant les réseaux sociaux Facebook et Twitter… Depuis j’ai pu remarquer qu’au lieu de rapprocher les gens, beaucoup se déchirent pour des broutilles qu’ils prennent beaucoup trop à cœur.

On s’engueule avec passion, on défend nos convictions, on tente d’imposer notre vision à des gens qui, en fait, ne sont qu’un pseudo sur un écran. On se prend la tête, on s’énerve, on presse violemment les touches sur le clavier pour un simple petit pseudo à la con. On peste vigoureusement contre les gens qui nous supprime de leurs amis facebook, contre un compte supprimé sur un forum, pour du vent !

J’ai trop souffert de ces prises de tête à la con, ça m’a bouffé pas mal de soirées et j’en perdais tous mes ongles (fichu toc). Trop de temps gâché à m’énerver contre des causes, certes justes pour moi, mais vaines. Parce que sur Internet on s’en fou de qui a tort ou raison, on veut tous avoir raison ! On sort des argumentations en béton, on met des heures à les rédiger, parce que un texte très long ça fait genre on a méga réfléchit et donc on a pondu une argumentation indémontable … Sauf que l’autre en face de vous a la même idée brillante, et vous voilà embarqué dans une conversation sans fin… La vie c’est différent, c’est spontanée, on gueule, on bouge, on se défoule, on ne tient pas de liste d’amis, on ne regarde pas si on nous a effacé d’un quelconque endroit, c’est tout simplement impossible. Le monde du web est plein de frustration et de broutilles qui prennent une ampleur phénoménale.

La vie est déjà assez difficile pour se prendre la tête pour du vent et ça me saoule qu’on me mette ces histoires sous le nez, j’en ai assez bouffé, merci. Revenez dans l’IRL de temps en temps ça vous fera du bien !

25 février 2010

L’administration française au top de sa forme

Je kiffe, je surkiffe même dirais-je, l’administration française. Elle est toujours autant à la pointe de la technologie, à la pointe de la communication surtout.
Je me rends sur le site de la Préfecture des Bouches du Rhône afin de faire 2 actes relativement simples : modifier une première association et en créer une seconde. Jusque là, tout va bien. J’imprime et je complète convenablement tous les papiers qu’il faut pour modifier cette dite association, je me rends donc directement à la Préfecture afin de faire valider le tout.
Arrivé là-bas, on me dit, tout étonné : « Ah mais vous venez d’une autre région à ce que je vois, et l’association également » – « Euh, oui, ça pose un soucis ? » – « Ah oui, à ce moment là il me faut tout l’historique de votre association, depuis sa création en 2005. » Et c’est à partir de cet instant que j’ai perdu mon œil.
La question est : Pourquoi ne préviennent-ils pas de ce « léger » ajout d’imprimés directement sur leur site merdique avant qu’on se déplace pour rien ?
Bref. Concernant la création de la seconde association par contre, impeccable, j’avais a priori tous les papiers sur moi. Wait & see concernant le récépissé dans un mois ou deux, et un mois après la parution au Journal Officiel coutant la modique somme de 44 euros (je vous passe le paragraphe « foutage de gueule » là aussi). Sans compter qu’une fois que je serai retourné avec les papiers manquants de la première association, il faudra également refaire une parution au Journal Officiel et donc payer à nouveau 44 euros.
Non, finalement, tout est très simple avec l’administration française. Suffit de payer, de fermer sa gueule et tout est parfait.

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