28 novembre 2011

Le bonheur est en nous.

Aussi niaise que puisse paraître cette phrase, elle prend tout son sens après une brève réflexion. Le bonheur, c’est savoir apprécier les choses que l’on a et ne pas les faire passer après les choses qu’on aimerait avoir. Certains pensent que cela implique un état d’esprit, que l’on a ou non, comme si c’était inné. Je pense que le bonheur est un choix et donc un travail à faire sur soi même au quotidien (d’où l’existence de la psychologie positive).

Avec le temps, j’ai aussi compris que certaines personnes ne sont jamais heureuses. Elles ont une définition trop utopique du bonheur ou ne font rien pour l’être avec ce qu’elles ont, désirant inlassablement ce qu’elles n’ont pas. Leur malheur vient toujours d’une source extérieure : le manque d’argent, la dernière Mercedes qu’elles n’ont pas, ou même le voisin chiant, le gouvernement… le monde entier est responsable.

Ces personnes m’épuisent. Leur pessimisme, leur fatalisme et tous leurs discours me rongent. Bien souvent je m’implique, je tente de comprendre et me voilà propulsé dans le « malheur » d’une tierce personne. Peu à peu, j’en fais mon propre malheur et j’en souffre (même si je ne le montre pas toujours).

Aujourd’hui, j’en ai marre de travailler pour le bonheur de ces personnes alors que j’ai déjà bien assez à faire avec le mien. Certains me traiteront d’égoïste et je leur répondraient que si c’est le seul moyen de me protéger, alors j’assume totalement.

19 mars 2011

Carré Viiip : on touche le fond

carre-viiip-logo

En 10 ans, on nous en a sorti des émissions pourries mais Carré Viiip dépasse tout ce que j’ai pu voir jusqu’à présent. J’ai toujours zappé sur ces émissions à la con, même si j’en suis pas fan, je fais comme beaucoup de monde, je me marre sur la gueule de ces imbéciles prêts à faire n’importe quoi pour être reconnus dans la rue (en mal ou en bien, peu importe).

Mais cette grosse marrade que je me tape habituellement se transforme en colère. Ces guignols ne me font plus rire, ils sont pitoyables, dignes d’un reportage pour Confessions Intimes. Ça avait déjà commencé avec « Qui veut épouser mon fils » que j’ai trouvé d’un sexisme ahurissant, voyant comment certaines femmes pouvaient accepter d’être traité pour un paquet de pognon, par ce bouffon de Giuseppe et sa mère refaite au burin.

Dans Carré Viiip, ils sont tellement imbus de leur personne, ils en font tellement, c’est si gros qu’on sent le Fake à plein nez… Je sais bien que c’est la prod qui les pousse à dire toutes ces choses, à péter plus haut que leur cul etc, mais c’est trop, ça ne me fait plus rire.

Quand je vois tout le pognon qu’on met la dedans : la maison, le prime, les sms envoyés, tout ce fric pour ces blaireaux… D’habitude les gens qui disent cette phrase me saoulent mais là vraiment : « Il y a des personnes qui crèvent de faim dehors » et nous on fait…ça. On peut dire ça pour pas mal de choses je sais, mais là VRAIMENT, qu’est ce que cette émission à la con nous apporte ? Du divertissement ? C’est un peu comme aller au zoo pour mater les singes en cage se battre pour une banane. C’est ridicule.

Je crois que j’ai rompu avec la TV réalité hier soir.

17 mars 2011

Délivrance

Je suis sortie de cette prison mentale il y a 4 jours et j’ai l’impression d’avoir rêvé ces 3 derniers mois épouvantables.
Avec un peu de recul, je me rends compte que le harcèlement moral au travail est une chose très vicieuse. On ne le reconnaît pas aux premiers abords. Au début on accepte, on n’y pense pas. On trouve ça limite normal. On lui trouve même des bienfaits : On fait cela pour vous pousser à vous dépasser, ça vous sera utile. On vous promet monts et merveilles et vous y croyez naïvement.

Il faut une bonne claque dans la gueule pour ouvrir les yeux sur la personne qu’on a en face de soi. Celui qui jusqu’à présent était votre patron est devenu votre bourreau, en quelques secondes. C’est à ce moment que vous faites l’addition de toutes ces petites choses qui vous semblaient anodines mais qui finalement vous bouffaient la vie.

Sur le coup, je me suis senti carrément conne d’avoir marché derrière cette carotte comme un âne. Même si c’est l’autre le fautif dans l’histoire, je m’en suis beaucoup voulu. La culpabilité a été grandissante après plusieurs semaines d’arrêts maladie pour dépression : « regarde toi imbécile, à cause de toi le compte en banque se rapproche de zéro, ton homme essuie tes larmes et c’est toute ta vie qui en souffre ». J’ai culpabilisé d’être la victime, d’aller jusqu’à gober des médocs pour dormir, fatiguée de garder ce masque qui disait « je vais bien » sur le visage.

Moi qui d’habitude ne se laisse pas marcher sur les pieds, on m’a marché sur tout le corps et je ne l’ai même pas senti.

Heureusement ces moments ont été rehaussés par des poussées de colères qui m’ont fait prendre les armes. Le harcèlement, c’est dur à prouver. Je suis donc partie à la recherche des moindres failles dans mon contrat, mes fiches de paie, les courriers. J’accumule les vices de procédures, les manquements graves, le retard de salaire… c’était bourré d’incohérences, bourré de conneries. Comment j’ai fait pour passer à côté de ça aussi ?

Aujourd’hui, la bataille est en cours. J’ai signé un CDD ailleurs et mon contrat sera rompu d’ici la fin de la semaine.  C’est une véritable délivrance. J’en ai fini avec cette société. Si je gagne aux prud’hommes ce ne sera que la cerise sur le gâteau… car j’ai déjà gagné finalement.

19 février 2011

Le Teavora, le dépaysement total

Le Teavora est le salon de thé le plus surprenant ! Situé en plein centre de Marseille (Boulevard Longchamp), à première vue, il ne paye pas de mine et on n’imagine pas ce que l’on va y trouver à l’intérieur. Dans l’entrée, on s’étonne du décor, des couleurs, des « cabanes » en tissus (et aussi éventuellement de devoir sonner nous qu’on nous ouvre…). On fait quelques pas et on nous demande de retirer chaussures et chaussettes. En effet, c’est pieds nus que l’on parcoure les allées du salon recouvertes de sable. Vous déambulez sur la « plage » dans ce décor exotique : bambous, palmiers et coquillages.

Au menu : Thé, infusions, chocolats, pâtisseries maisons et formules repas (tartes salées maisons, salade et cakes)

Le Teavora est un endroit à découvrir impérativement ! Surtout, pensez à réserver le weekend que vous venez pour manger ou pour un thé !

Teavora

Teavora, 65 boulevard Longchamp, Marseille (1er). 04 91 95 73 90

20 octobre 2010

Un marseillais non grèviste

Grèves des éboueurs à Marseille

Actuellement, les temps sont durs pour le marseillais. Lorsqu’il se lève le matin, son premier réflexe est d’aller sur Internet, chercher ces précieuses informations qui détermineront la tournure de sa journée.

Que vont encore faire les grévistes aujourd’hui pour défendre gracieusement ses acquis sociaux et tout particulièrement, sa retraite ?

C’est là qu’il apprend que les tunnels de la ville sont victimes d’un blocus et qu’il est déjà en retard vu le bordel que ça va créer en ville. Il se presse, bien que cela ne changera rien à la situation. Enfin prêt, il sort de chez lui, ses poubelles à la main, qu’il déposera sur un tas d’ordures de quelques mètres, débordant sur les routes, les trottoirs, bougeant parfois seul lors du déplacement des rats au dessous. Il rejoint sa voiture garée dans la rue, il bénit de ne pas la retrouver carbonisée près d’une poubelle MPM, victime d’un incendie criminel. Il s’installe, prend la route vers son boulot, fais 100 mètres et se retrouve complètement bloqué comme tous ses amis automobilistes qui deviennent rapidement de terribles adversaires dans cette course qui le mènera de toutes façons en retard à son travail. Il aurait pu prendre les transports en commun si ils n’avaient pas tout simplement disparus de la circulation. Pendant les bouchons, il regarde sa jauge d’essence, dangereusement basse. Et tout ce gasoil de gâché à faire du sur place pour 20 personnes qui bloquent la 2ème plus grande ville de France. Alors il éteint sa voiture, après tout, il n’avance plus depuis plusieurs minutes maintenant. Il arrive avec une heure de retard au travail et pense déjà à sa prochaine mission : trouver du gasoil pendant sa pause de midi. Petit veinard, il ne fait que deux stations pour en trouver à 1,23€ le litre, avec une limite de 20€ par véhicule. Le presque plein est fait rapidement.

Après une journée pareille, il veut supplier les grévistes d’arrêter de le défendre, il ne veut pas qu’ils l’aident à garder sa retraite à 60 ans, il s’en fout de bosser jusqu’à 65 ans comme ses amis européens. Il veut juste aller travailler, il veut juste qu’on lui foute la paix.

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